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Ce blog est dédié au groupe de rock progressif canadien Rush et à ses musiciens Alex Lifeson, Geddy Lee et Neil Peart

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Cygnus X-1 Book Two: Hemispheres

Bien que les éléments de science-fiction ne prévalent sur cet album comme dans les précédentes réalisations, il contient beaucoup d'éléments Fantasy, notamment ceux relatant la mythologie grecque. Cygnus X-1 Book II: Hemispheres est la suite de la dernière chanson de l'album précédent,  A Farewell to Kings (Cygnus X-1, Book I: The Voyage), mais le thème de Cygnus est revisité à la fois sur le plan lyrique et musical. Cependant, les concepts lyriques utilisés pour continuer l'histoire sur cet album ont changé passant d'un sujet de science fiction à celui de la mythologie grecque, qui est représenté dans ce cas par la dichotomie Apollon / Dionysos. Cette mythologie est un véhicule pour explorer encore un autre concept, celui de la psychologie populaire : plus spécifiquement, la différence entre la pensée du "cerveau gauche" et celle  de "cerveau droit", d'où le titre "Hemispheres".

Ce thème était la base du livre de Friedrich Nietzsche, la Naissance de la Tragédie de l'Esprit de la Musique, qui a dû être la source d'inspiration des textes de Neil Peart pour cette chanson :

La Naissance de la tragédie, paru en 1872, est une oeuvre de jeunesse de Nietzsche. Elle est publiée alors que le philosophe n'a que 28 ans. L'ouvrage développe une thèse selon laquelle deux grandes forces opposées gouvernent l'art : le dionysiaque et l'apollinien. Ces deux forces, unies un temps dans la tragédie grecque, auraient été à nouveau séparées par le triomphe de la rationalité avec Euripide et Socrate. Nietzsche espérait alors retrouver l'union du dionysiaque et de l'apollinien chez Wagner à qui est dédiée la Naissance de la tragédie.

La thèse principale du livre est que l'art repose sur deux notions fondamentales que la Grèce de l'époque archaïque et de l'époque classique, c'est-à-dire la Grèce pré-socratique, a su mêler avec le plus de génie. Ces deux notions sont symbolisées par deux dieux grecs : Dionysos et Apollon.

Dionysos représente l'instinct primitif, l'ivresse dans laquelle s'expriment les forces naturelles, le lien charnel avec la terre, le sentiment de ne faire qu'un avec le monde et l'Un originel ; Apollon représente le rêve, l'interprétation, l'oracle, le dédoublement du monde, le don du sens, la canalisation et la mise en forme des forces naturelles. Fondant tout art sur ces deux formes primitives, Nietzsche explique que la tragédie, c'est-à-dire l'art dramatique, est apparue à partir des Dionysies, ces fêtes païennes en l'honneur du dieu où l'on célébrait la nature par la sacralisation du vin et de ses effets. Elles n'étaient à l'origine qu'une grande danse cabalistique que l'on peut retrouver chez les peuples qui usent encore du chamanisme. Puis, progressivement, les poètes transmettant l'œuvre d'Homère s'y sont introduits, et ainsi, des représentations de personnages apparurent, Dionysos le premier et le plus souvent, ensuite les personnages de L'Iliade et de L'Odyssée. Les autres formes d'art, d'après Nietzsche, n'ont pas cette ambivalence parfaite que possède l'art dramatique. La musique est davantage dionysiaque et n'est rien d'autre que l'expression la plus pleine du monde dans sa totalité, elle n'a aucun modèle. La sculpture, elle, est d'essence apollinienne puisqu'elle est mise en forme, travail et réflexion sur la matière.

 

Cygnus X-1 Book II: Hemispheres

L'histoire commence avec un texte narratif exposant la situation en cours, la compétition des dieux Apollon et Dionysos pour la "foi de l'homme". Apollon est en premier montré courtisant le peuple avec "vérité et compréhension", "intelligence et juste sagesse" comme "précieux cadeaux mis dans la balance". Le peuple se délecte de ces cadeaux et entame un "âge des lumières", cependant comme si il manquait quelque chose, ces présents sont devenus un exercice intellectuel séparé du sens humain. Dionysos entre en scène à ce moment promettant "l'amour"et suggérant au peuple de se libérer des "chaines de la raison". Les villes sont abandonnées et une sorte de Woodstock orgiaque commence, mais le peuple, ayant abandonné la raison, se trouve lui-même à la merci des éléments. Il commença à chercher la solution à ses maux dans une approche tout-ou-rien (la raison ou l'émotion). Le monde se divisa en "hémispheres désolés" (d'où la connection à la psychologie "pop" du mythe du cerveau droit et gauche). Des récits parlent d'un messie "porteur de la balance", qui se révèle être le protagoniste de la chanson "Cygnus X-1" de A Farewell to Kings ("Cygnus" étant la constellation où le héros entre dans le trou noir, point à partir duquel l'histoire était "à suivre", selon les notes internes de l'album). Le personnage, en tant qu'étranger, a une vision globale "oeil-des-dieux" de la bataille, et de cette position avantageuse, peut voir ce que le peuple ne peut voir, qu'il s'est divisé lui-même selon une dichotomie trompeuse, ce qui étonne les dieux eux-mêmes, reconnaissant la sagesse de cette vision. Le personnage devient connu sous le nom de "Cygnus, le dieu de l'Equilibre".

Sources : Wikipedia

I.Prelude
When our weary world was young
The struggle of the ancients first began.
The gods of Love and Reason
Sought alone to rule the fate of Man.

They battled through the ages,
But still neither force would yield.
The people were divided,
Every soul a battlefield.

II. Apollo: Bringer of Wisdom
"I bring truth and understanding,
I bring wit and wisdom fair,
Precious gifts beyond compare.
We can build a world of wonder,
I can make you all aware.
I will find you food and shelter,
Show you fire to keep you warm
Through the endless winter storm.
You can live in grace and comfort
In the world that you transform."

The people were delighted
Coming forth to claim their prize
They ran to build their cities
And converse among the wise.
But one day the streets fell silent,
Yet they knew not what was wrong.
The urge to build these fine things
Seemed not to be so strong.
The wise men were consulted,
And the Bridge of Death was crossed
In quest of Dionysus,
To find out what they had lost.

III. Dionysus: Bringer of Love
"I bring love to give you solace
In the darkness of the night,
In the Heart's eternal light.
You need only trust your feelings;
Only love can steer you right.
I bring laughter, I bring music,
I bring joy and I bring tears.
I will soothe your primal fears.
Throw off those chains of reason
And your prison disappears."

The cities were abandoned,
And the forests echoed song.
They danced and lived as brothers;
They knew love could not be wrong.
Food and wine they had aplenty
And they slept beneath the stars.
The people were contented
And the Gods watched from afar.
But the winter fell upon them
And it caught them unprepared,
Bringing wolves and cold starvation,
And the hearts of men despaired.

IV. Armageddon: The Battle of Heart and Mind
The Universe divided
As the Heart and Mind collided,
With the people left unguided
For so many troubled years.
In a cloud of doubts and fears,
Their world was torn asunder into hollow Hemispheres.

Some fought themselves, some fought each other.
Most just followed one another,
Lost and aimless like their brothers,
For their hearts were so unclear,
And the truth could not appear.
Their spirits were divided into blinded Hemispheres.

Some who did not fight
Brought tales of old to light.
My Rocinante' sailed by night
On her final flight.
To the heart of Cygnus' fearsome force
We set our course.
Spiralled through that timeless space
To this immortal place.

V. Cygnus: Bringer of Balance
I have memory and awareness,
But I have no shape or form.
As a disembodied spirit,
I am dead and yet unborn.
I have passed into Olympus
As was told in tales of old,
To the city of Immortals,
Marble white and purest gold.

I see the gods in battle rage on high,
Thunderbolts across the sky.
I cannot move, I cannot hide,
I feel a silent scream begin inside.

Then all at once the chaos ceased.
A stillness fell, a sudden peace.
The warriors felt my silent cry
And stayed their struggle, mystified.

Apollo was atonished;
Dionysus thought me mad.
But they heard my story further,
And they wondered, and were sad.

Looking down from Olympus
On a world of doubt and fear,
Its surface splintered
Into sorry Hemispheres.

They sat a while in silence,
Then they turned at last to me.
"We will call you Cygnus,
The god of Balance you shall be."

VI. The Sphere: A Kind of Dream
We can walk our road together
If our goals are all the same.
We can run alone and free
If we pursue a different aim.
Let the truth of love be lighted,
Let the love of truth shine clear.
Sensibility, armed with sense and liberty,
With the Heart and Mind united in a single perfect Sphere.

 

 

Live 94 du Counterparts Tour

 

LE COIN DES FANS

Section basse

par GeddyleeYYZ, le prelude

 

Section Guitare (basse / guitares)

Par AnubisXII

 

Section batterie

Par thealien666, le prelude

 

Par Martin Periard part 1

 

Par Martin Periard part 2

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