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Ce blog est dédié au groupe de rock progressif canadien Rush et à ses musiciens Alex Lifeson, Geddy Lee et Neil Peart

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Snakes and Arrows - 2007

Par YANN (auxportesdu metal.com)

Quelques années après "Vapor Trails", le trio canadien Rush est de retour avec un nouveau véritable petit bijou dénommé "Snakes & Arrows". Première observation tout d'abord : une promo inexistante, un album qu'on trouve plutôt difficilement en fouillant dans les bacs d'import, espérons que Warner rectifie le tour, il serait vraiment regrettable que le public français passe à côté d'un album de rock progressif qui se positionne déjà pour concourir à l'album de l'année.

Tout est soigné sur cet album : tout d'abord la pochette superbe représentant sublimement le rock progressif, la production époustouflante qui met en valeur chaque instrument et toute la magie du groupe.

Au niveau du contenu, et bien le trio canadien ne nous avait pas livré un album de cette qualité depuis plus de 10 ans, les déçus de "Vapor Trails" peuvent se ruer sur "Snakes & Arrows", ils ne seront pas déçus. Cet album ravira d'ailleurs les fans de progressif de la première heure qui ont suivi le groupe au Canada dans les années 80.

Chaque compo est intense dans un registre de rock progressif classieux. Cela va du "tube" "Far Cry" au refrain accrocheur, au morceau bourré d'émotions tel que "Armor And Sword". Vous rappelez-vous la chair de poule que vous procurait "Roll The Bones" ? Et bien vous continuerez à frémir sur le refrain émotionnel de "Armor And Sword".

Les canadiens nous livrent 2 instrumentaux époustouflants : "The Main Monkey Business" de plus de 6 minutes, à la fois complexe, technique et mélodique, dans une lignée très progressive à la Porcupine Tree et ce "Malignant Narcissism" sur lequel la basse de Geddy Lee est prodigieuse. Un instrumental qui ne choquerait pas sur un album de Stuart Hamm.

2 autres morceaux monstrueux sont à signaler : tout d'abord "The Way The Wind Blows" à l'intro bluesy qui évolue sur un folk-rock progressif au refrain imparable à donner la chair de poule et l'excellent hard-prog "We Hold On" aux riffs de tueur qui vient conclure l'opus.

Pour résumer, ce nouvel album vient prouver que le trio canadien est toujours bien le numéro 1 du rock progressif classieux, un album absolument fantastique bourré de morceaux anthologiques à se repasser en boucle. Quelle tuerie !!! Dur dur de s'en remettre...

 

 

 

Par DIDIER (auxportesdumetal.com)

 

Rush: y a ceux qui connaissent et qui souvent sont fans inconditionnels et ceux qui n'en ont jamais entendu parlé. Je suis de la première catégorie. Pour moi tout a commencé en 1981, j'habitais alors aux US, où Rush avait déjà une réputation de folie. J'ai eu la chance de voir le Moving Pictures Tour à Houston: phénoménal ! De retour en France j'ai pu revoir Rush à Paris pour la tournée de Roll the Bones (seule tournée qui est passé en France - on pue ou quoi?). Bref j'adore. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, Rush est un trio Canadien formé en 1968 (et oui !) originaire de Toronto. Après le premier album sorti en 1974, c'est leur 18ème album studio "Snakes & Arrows" qui sort en 2007. Le titre de l'album viendrait du nom d'un jeu Indien vieux de plus de 2000 ans. On retrouve le trio gagnant, inchangé depuis 1974, à savoir: Geddy Lee (chant et basse), Alex Lifeson (guitare) et Neil Peart (batterie). Alors ça dit quoi ?

Far Cry: Intro au rythme étrange et puissant, la voix, toujours aussi caractéristique y est très soignée.

Armor and Sword: Morceau au tempo plus lent, plus rythmé par de gros riffs de guitare, refrain joli comme tout.

Workin' Them Angels: Bon morceau puissant, break au son de mandoline.

The Larger Bowl: Un excellent morceau, léger, pourtant sur un sujet grave "such a lot of pain on the Earth".

Spindrift: Intro étrange, bonne guitare, morceau plus tortueux, ambiance plus inquiétante, bon refrain.

The Main monkey business: Long instrumental génial (6mn), guitare acoustique accompagnement, grosse batterie, et basse qui dépote. On entend juste des choeurs chantés par Geddy. Du bonheur...

The way the wind blows: Intro de batterie, sorte de blues déjanté aux guitares saturées, déconcertant. Chant superbe et plein d'émotion. Guitare acoustique en fond. Solo de guitare bluesy (si, si).

Hope: Petit morceau de guitare acoustique superbe.

Faithless: Morceau au tempo assez lent.

Bavest Face: Morceau assez énergique, solo de guitare assez bluesy, voix bien mise en valeur, final minimaliste voix / guitare.

Good News First: Super refrain accrocheur, petite rythmique de guitare géniale.

Malignant Narcissism: Basse qui claque, batterie qui pète, riffs de guitares hors du commun, ce morceau instrumental de 2mn17 est tout simplement somptueux !

We Hold On: Bon morceau, bon feeling, grosse présence de guitare, avec un solo aux sonorités un peu orientales.

Globalement cette album est superbe, super mélodique. Il dégage à la fois une certaine puissance, une grande maîtrise mais aussi un certain retour aux sources et choses simples (beaucoup de guitare acoustique, peu d'effets, minimaliste parfois). Un vrai choc. La voix et la guitare y sont particulièrement intenses. C'est frais, ça s'écoute sans fin. Chacune des écoutes nous livre de nouvelles sensations. C'est grand. On retrouve tout de même 3 instrumentaux dont un particulièrement génial, style YYZ, (si si j'insiste), essayez vous verrez. Toujours écrits par Neil Peart, les sujets abordés sont souvent touchant et graves, comme souvent avec Rush (de la lecture en perspective dès que je mets la main sur la vrai pochette). En tout cas c'est encore pas aujourd'hui que Rush va réussir à me décevoir, 27 ans après avoir été scotché par "The Spirit of Radio".

 

 

 

Par KARIM BENAMOR (Animateur Radio et TV en Tunisie)

 

Cinq ans après la sortie de ‘Vapor Trails’, Rush sont de retour avec ‘Snakes and Arrows’ un 18eme opus où le trio canadien renoue, après trente ans de carrière, avec ses origines du rock progressif.

Enregistré à New York et mixé en Californie, 'Snakes and Arrows’, premier album de Rush à être entièrement fait en dehors du Canada, a été réalisé par un nouveau collaborateur, Nick Raskulinecz, qui a déjà fait ses preuves avec Foo Fighters, Velvet Revolver, Stone Sour ou Shadows Fall.

Si dans le précédent album, Neil Peart, batteur et parolier, exorcisait la douleur de la perte de sa fille et de son épouse, les textes de ‘Snakes and Arrows’, dont le nom provient d'un jeu bouddhiste, traite de la guerre et de la foi et fait le constat d'un monde en mutation, où les systèmes de valeurs changent, mais surtout divisent.

Sur le plan musical, un effort particulier a été réalisé pour revenir aux sources avec le recours à la guitare acoustique, non seulement dans l’interprétation, mais aussi dans la composition, ce qui explique l’agréable écoute des treize titres qui composent cet album.

 

 

 

Par EMMANUËL (Obskure.com)

 

"Vapor Trails", en 2002, avait exposé un Rush très physique mais pas constamment au meilleur de sa forme sur le plan de la mélodicité. En la matière, le dernier album le plus captivant du collectif de Toronto reste sans aucun doute l’excellentissime "Counterparts" et, un peu en dehors de la sphère discographique usuelle, les derniers enregistrements live, remarquables.
En comparaison à ces récentes perspectives, "Snakes & Arrows" forme un retour à des sonorités plus aérées et claires. L’électro-acoustique imprègne nettement les rythmiques de ce nouvel opus dont l'écoute dévoile un menu très classique et des mélodies ne figurant pas parmi les plus accrocheuses que Rush ait pu engendrer. S’adressant plus aux amateurs des tournures "roots" du groupe progressif, "Snakes & Arows" est d’abord un enregistrement sur lequel le collectif égrène un propos très fluide et très éloigné de la période "pro-synthétique" de Rush (soit, concrètement, à partir de "Moving Pictures", enregistrement en date de 1981). Les rythmiques, incisives, dynamisent des structures plutôt courtes et ne se chargent qu’assez peu de saturations (à l’inverse d’un disque tel que "Counterparts" ou "Test For Echo"). Le chant de Geddy Lee, impeccable, insuffle quant à lui une vitalité organique à des ensembles peu maniérés, sans réelles surprises mais sonnant de manière énergique et dont le rendu restera tout du long assez live.

S’impose dès lors une suite logique au dernier EP de reprises ("Feedback"), au cœur de laquelle certains moments forts s’imposent ("Workin’ them Angels", "Good News first", le bondissant "Main Monkey Business" ou le bel instrumental "Hope"). En définitive, c’est un peu comme si Rush entérinait en 2007 le constat selon lequel ce qu’il a fait de meilleur se situe dans les réalités de l’électricité davantage que dans le recours aux machines. La période eighties de Rush a, admettons-le au-delà de sa profusion expérimentale et de son honnête quête d’innovation, sacrément mal vieilli. Beaucoup de disques de cette époque-là souffrent aujourd’hui de la prise de recul, Rush n’étant pas seul en cause en la matière. Moult enregistrements "rock" issus des seventies souffrent mieux la comparaison en termes d’honnêteté et d’impact, et ce n’est pas là qu’un problème de production. C’est quelque part aussi et enfin, le constat que Rush a puisé sa vitalité davantage aux sources les plus acoustiques du Rock qu’ailleurs.
Alors il existe bel et bien une part de nostalgie dans ce disque au contenu positif. Son intrinsèque beauté, elle, reste au demeurant irréfutable.

 

 

Par Christophe (Musicaljam.com)

 

En plus de dix ans, Rush n'avait sorti que le justement controversé "Vapor Trails". Il y a cinq ans déjà. Sans compter l'album de reprises "Feedback", qui a son importance pourtant. Les multiples DVD rééditions ("Replay x3"), anniversaire ("R30") ou autre (le set de rêve de "Rush In Rio") n'ont tout de même pas véritablement réussi à nous faire craindre le pire. Chronique d'une mort annoncée, après 30 années d'expérimentations, d'évolutions de style, de métissages. Une carrière exemplaire ! Ce n'est rien de le dire.

Alors oui, le temps, l'âge et les épouvantables drames de la vie vécus par le batteur Neil Peart auraient largement suffi à justifier cette très relative déliquescence. Mais tout de même. Pas Rush, non. Pas maintenant, pas ainsi. L'expérience "Feedback" a donc largement permis au trio canadien de renouer avec les joies du "live in the studio". De rechercher, en tout cas, la fameuse spontanéité perdue. A grand renfort de micros et instruments vintage. Une complicité jamais prise en défaut. Un redoutable son organique, plein de respirations, de vie. Second élément marquant, le recours fréquent à la guitare acoustique. Aussi bien lors de la composition que durant l'enregistrement.

Ceci dit, la musique actuelle du combo s'inscrit grandement dans une lignée entamée avec le début des années 90. Digne héritière de "Counterparts", surtout durant les premiers morceaux, "Far Cry" se positionnant en idéal et excellent single. Rush se permet cependant de nombreux plaisirs dissidents. En témoigne, l'aérien "Faithless" et ses cordes chromatiques ainsi que les trois instrumentaux (oui, vous avez bien lu !): "The Main Monkey Business", "Hope" et "Malignant Narcissism". Et puis, de nombreuses phases débridées où l'on sent le groupe se faire carrément plaisir, des petites trouvailles harmoniques (les couplets de "Armor And Sword", de "Good News First" ou le riff de "We Hold On"). Il ne manquerait finalement peut-être que ces grands refrains emphatiques passés, ceux de "Marathon", "Roll The Bones" ou "Nobody's Hero", pour faire de cette nouvelle offrande un pur chef d'oeuvre.

Le sujet central de ce disque étant la foi, encore merci au groupe de ne pas nous avoir fait perdre la nôtre en eux. Un splendide album.

 

 

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